Deux semaines se sont écoulées avant que la culpabilité ne me pousse enfin à rentrer chez moi.
Je me suis dit que j'allais juste voir comment ils allaient.
Je voulais juste savoir comment les choses évoluaient.
Mais dĂšs que j'ai franchi le seuil de la maison, j'ai eu un mauvais pressentiment.
Les murs du salon étaient couverts de dessins.
Des dizaines d'entre eux.
Peut-ĂȘtre des centaines.
Croquis maladroits et irrĂ©guliers, collĂ©s avec des morceaux de ruban adhĂ©sif mĂ©dical blanc. Des traces de crayon recouvraient le papier comme des tempĂȘtes de couleurs.
PoupĂ©es de bĂątons avec des tĂȘtes gĂ©antes.
Un grand homme.
Un enfant plus jeune.
Et à cÎté d'eux, une femme aux cheveux longs.
Au-dessus de chaque dessin, Ă©crit en lettres tremblantes, apparaissait le mĂȘme mot :
« Maman ».
J'ai eu une boule dans la gorge.
Je me suis approché, remarquant que les dessins variaient légÚrement les uns des autres. Dans certains, l'enfant tenait la main de la femme. Dans d'autres, ils se tenaient devant une maison. L'un d'eux montrait les trois personnages sous un énorme soleil jaune.
Ils Ă©taient tous Ă©tiquetĂ©s de la mĂȘme maniĂšre.
Maman.
Je n'avais mĂȘme pas remarquĂ© que mon mari se tenait derriĂšre moi.
« Tu es de retour », dit-il à voix basse.
Je me suis tourné vers lui. Il avait l'air épuisé : cernes marqués, épaules tombantes comme s'il n'avait pas dormi depuis des jours.
« Qu'est-ce que... qu'est-ce que c'est que tout ça ? », murmurai-je.
Il n'a pas répondu immédiatement.
Au lieu de cela, il m'a accompagné jusqu'à la petite piÚce au bout du couloir.
J'ai ralenti en voyant le lit d'hÎpital installé à l'intérieur.
Les machines bourdonnaient doucement. Des tubes s'étendaient sur les draps.
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